La fin du monde
La télévision, cette « boite à images » miraculeuse dont l'étendue du pouvoir a dépassé tout ce que son créateur aurait put imaginer. Cette boite magique qui lobotomise nos chère têtes blondes et qui fait de chacun de nous un être libre et capable de penser. Mais ce sont bien là deux choses différentes. Nous sommes libres nous avons des droits nous avons des privilèges en tant qu'êtres humains nous pouvons nous atrophier. Devenir de jours en jours, plus libre de ne rien faire , pourrir sur place, limaces répugnantes, libres esclaves d'une autorité supérieure. Pas divine non, les États-Unis ont tué Dieu, avant même de couper la barbe du père Noël. Les larves, pourcentage important de la population, dont l'un des droits fondamentaux est ce très chère droit de vote. Les élections présidentielles, ce nouveau show à l'américaine, émission de télé-réalité sans fin réelle puisque le but d'une promesse électorale est de rester une promesse. Cette émission, ce combat de popularité, Paris Hilton ou José Bové, choisissez qui vous voudrez, les urnes se remplirons bientôt de SMS envoyés par les larves-téléspectateurs incapables de discerner le monde réel, qui pour eux ne représente plus que les plats surgelés et leur travail ennuyeux, et le monde télévisuel, celui ou tout est possible. La télévision, le lieu où les contes de fée deviennent réalité, ce monde parfait ou les gentils gagnent tout le temps, ou on envoie un SMS pour voter, et élire la prochaine victime du jeux infecte de la vie auquel plus personne ne semble jouer.
Nos libertés de citoyens télévisés, nous permettent de vivre une idylle. De sortir de la langueur du quotidien qui ne vaut finalement plus rien. La réalité est enfermée dans les téléviseurs, et elle regarde de jours en jours, les téléspectateurs l'oublier pour un simulacre de parfait bonheur. La réalité, cette « chose », qui nous entoure et qui est vivante, plus que l'homme qu'elle à créé. Cet homme qui lui a tourné le dos et l'a abandonnée dans une prison de verre et de plastique, dans une prison sans barreaux ni gardiens, cette prison mentale, dont les portes closes, seront le moment venu, un bien faible obstacle. La télévision, ce monstre qui dévore le cerveau des hommes comme les zombies d'autre fois. Oui, peut-être la télévision peut-elle être comparée à un zombie, un être ni mort ni vivant, voulant asservir les hommes. Ce zombie est plus puissant que ceux des anciens livres, ce zombie réfléchit, il pense et réagit, il n'est plus le simple corps désarticulé sortit d'un cimetière. Ce zombie de la guerre, notre héritage nucléaire. Tous ces morts, ces causes perdues, peut-être est-ce eux qui alimentent nos téléviseurs, peut-être sont-ce eux qui tentent de nous donner une leçon pour nous punir.
La seconde guerre mondiale fut un gâchis de vies humaines, entre les combats, les chambres à gaz, la bombe atomique, Hiroshima, Nagasaki, deux villes, deux noms qui devraient nous imposer respect et terreur, mais non. Mal orthographiés dans de vieux manuels d'histoire, ces noms ne représentent aujourd'hui que les braises attisées d'un feu qui n'a jamais prit. Par deux fois, les bombes ont frappé, par deux fois, elles nous ont mis en garde. Nous ne les avons que trop peut écoutées et aujourd'hui, nous subissons notre punition. Bien pire que la mort, la télévision nous plonge dans un état comateux, sous perfusion d'émissions de télé-réalité et de jeux télévisuels. Le zombie transforme son adversaire en zombie. Et la réalité depuis sa prison fétide observe, impuissante, mais pas inactive. Elle prépare sa vengeance! Les soldats ne se seront pas battus pour rien, le monde changera, il ne leur reste plus qu'un dernier combat. Un combat pour la gloire et l'honneur, un combat contre leurs frères morts sous les bombardements, un combat dont la seule issue est une mort générale pour permettre le retour de la vie. Le pire ennemi du soldat n'est pas face au canon du fusil, non son pire ennemi tien le fusil en main. Ils l'ont compris, ils le feront, ils se suicideront. Car ils sont déjà morts. Connaître le passé permet d'évier de refaire les mêmes erreurs, c'est bien vrais, mais cela n'empêche pas d'en commettre de nouvelles.
La télévision parviens même a nous faire miroiter un doux rêve, celui d'être une personne douée d'un sens de réflexion. D'être quelqu'un qui pense. Nous pensons être libres mais nous ne sommes pas libres de penser. Le zombie nous glisse des opinions à l'oreille, de façon si habile et convaincante que ses opinions deviennent les nôtres, que sa pensée devient notre pensée. Et si l'on a besoin de résoudre un problème, la télévision contient toutes les solutions. Du moins c'est ce qu'elle veut nous faire croire. Il n'y a plus de réels problèmes depuis que la réalité est sous clé. Les seules problèmes sont posés par la télévision, pour la télévision. La guerre en Irak, le dernier film d'un réalisateur inconnu diffusés en épisodes de durées variés pendant cette émission de variétés que l'on appelle communément le « journal télévisé ». Pure aération. La violence dans les rues, les voitures qui brulent, tout ce que vous montre votre téléviseur est vrais. Enfin lui en est persuadé en tout cas. Alors vous pensez, et vous agissez en conséquence vous envoyez des dons par SMS pour sauver les victime du tsunami en Indonésie. Et à la question « Où se situe l'Indonésie sur une carte ? » Que répondriez-vous ? Vous ne le savez pas ? Pourtant le journal montre toujours une petite carte du lieu du reportage... Mais ce lieu est tellement différent de votre salon et son confortable canapé que vous n'y comprenez rien ! Tant mieux ! Sinon vous auriez remarque que ce n'est jamais deux fois la même carte qui vous est montrée, puisque l'Indonésie n'existe pas. Qu'elle n'existe pas pour vous. Et cet argent que vous avez si abondamment donné a quoi sert-il ? A remplir les poches des puissants de ce monde, la nouvelle star et le dernier gagnant de la star académie, ces personnes que vous avez élus pour vous diriger!
Penser de son propre chef, penser comme quelqu'un d'autre, adhérer à ses idées et à la fin le laisser penser pour vous. Voilà ce qui est arrivé au monde, sous le regard impuissant de la réalité, témoin solitaire de son suicide. Faire travailler ces 5% de notre cerveau que nous sommes sensés utiliser 5 malheureux pour cents! Non, c'est trop compliqué, et puis ça consomme de l'énergie! Comment faire pour grossir, gonfler au point de ne plus pouvoir bouger si l'on utilise le peut d'énergie contenu dans les hamburgers pour penser! Il faut l'économiser afin d'avoir assez d'énergie pour changer de chaine régulièrement pendant les publicités.
La télévision, a créé au seins de la société une sorte de dépression, un besoin de masse, pour s'assurer la dépendance du plus grand nombre. Le besoin de minceur. En montrant de plus en plus de femmes minces au corps sculpté dans les manufactures télévisuelles dans le seul but de donner envie aux hommes et d'obliger les femmes inconsciemment à essayer de ressembler à ces « poupées », ces androïdes perfectoïdes. La nourriture est contrôlée afin de créer une dépendance chez le consommateur, certains produits dits « amincissants » créent un besoin des produits « grossissants » et vice versa ainsi, un cycle est apparut. L'été on tend à être mince et l'hiver à devenir de nouveau plus gros pour l'été suivant pouvoir se plaindre et dépenser de l'argent dans des cures. La boucle est sans fin. Le serpent se mord la queue, l'homme s'engraisse, malgré les tentatives de la télé pour lui inculquer la même dynamique qu'à la femme, il semble moins concerné par son apparence. Le grand zombie se nourrit de cette graisse qui enrobe l'homme, et s'enrichit de la sottise de la femme.
C'est alors, au moment ou personne ne s'y attendais, car personnes ne pouvait s'y attendre, que le monde disparut sans laisser de traces autres que des carcasses vides. Cela c'est passé a la date que depuis nous avons reprise pour notre calendrier. L'ancien calendrier chrétien n'ayant plus aucun sens puisque le zombie n'avais pas jugé bon de le renouveler au delà de l'an 2000 plus de trace de calendrier. Les larves n'en avaient plus besoin, puisque chacune de leurs journées étaient absolument identiques. Plus de dates seulement une succession de jours et de nuits. Mais si la télévision avait pu stopper la rotation de la terre autour du soleil elle l'aurait fait. Priver le peuple libre de sommeil pour le garder en permanence sous contrôle. Le contrôle, la télévision l'avait presque obtenu, les bibliothèques avaient presque toutes fermé ou disparu, plus personne ne lisait les journaux, les imprimeries ont fait faillite. Plus personne n'écrivait de romans, ils étaient immédiatement transcrits en scripts et adaptés en séries ou en films. Les papeteries ont disparu, à la place, des services d'entretien pour téléviseurs, des réparateurs, toutes sortes d'entreprises qui survivaient grâce à la crédulité des téléspectateurs. On vit bientôt apparaître des exorcistes pour chasser les mauvais esprits qui venaient soit disant hanter les téléviseurs, à l'église, les prêtres bénissaient les écrans. Une véritable folie s'était emparée du monde. Les escrocs, qui demandaient des sommes astronomiques pour réparer des téléviseurs qui n'avaient aucune pannes, eux aussi étaient des fils de la guerre. Si la télévision était un zombie, les escrocs qui en découlent en sont les pires mutations dues aux radiations de la bombe.
Mais aujourd'hui, c'est le jours J , de D-Day américain, le jour ou la réalité, va débarquer sur les plages du monde télévirtuel, et dans un grand fracas d'éclats d'obus et d'épées. Les généraux en chars d'assaut et les canadiens à bicyclette, morts sur le front, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, a l'heure de l'apocalypse, la réalité à libéré l'humanité. En même temps, partout dans le monde, toutes les centrales électriques se sont arrêtées, les turbines tournent, les réacteurs nucléaires fonctionnent, mais plus rien ne sort des centrales. Depuis ce jours, plus jamais on n'a pu allumer une ampoule, plus jamais on n'a pu allumer le grille-pain, plus jamais on n'a lancé de micro-onde. Plus aucun téléviseur n'a pu être réanimé. La réalité sans mener de bataille, venait de reprendre le dessus, certains diront qu'elle est dure, d'autre qu'elle est juste, ces derniers ont raison. Cependant, il y avait quand même une faille dans le plan de la réalité, et elle subit beaucoup de pertes. La télévision avait créé une telle dépendance chez certaines personnes, aucune personne âgée ne survécu, et la moitié de la population mourut dans les semaines qui suivirent. Les autres devinrent libres.

